Ce qui fait le prix
d'un site internet.

Comment lire un devis, comparer deux propositions à égalité, et repérer les formules qui coûtent cher sur la durée.

La réponse honnête.

Un prix annoncé sans savoir ce qu'il recouvre ne veut rien dire. Deux devis peuvent afficher le même montant et ne pas contenir la même chose : l'un inclut la rédaction des textes, l'autre vous la laisse ; l'un pose le référencement local dès la conception, l'autre le vendra plus tard ; l'un vous laisse propriétaire du site, l'autre vous loue un accès.

La vraie question n'est pas le prix affiché, c'est ce que vous payez sur trois ans et ce qu'il vous reste à la fin. Une formule mensuelle paraît toujours plus accessible qu'un achat unique. Sur la durée d'engagement, elle dépasse fréquemment le second, sans que le site vous appartienne. Cette page explique ce qu'il faut regarder pour comparer deux propositions à égalité.

Les cinq façons
de faire faire un site.

Ce qui les distingue n'est pas d'abord le montant, c'est ce que vous obtenez et ce que vous perdez. Comparez d'abord ces colonnes, le prix se lit ensuite.

SolutionCe que vous obtenezCe que vous y perdez
Outil en ligne, fait par vous-mêmeUne présence en ligne rapide, sans intermédiaireVotre temps, et un modèle que des milliers d'autres entreprises utilisent
Formule artisan à abonnementUn coût mensuel lissé et un interlocuteur uniqueUn engagement de plusieurs années, et un site qui ne vous appartient pas
Site vitrine sur mesureUne structure pensée pour votre métier et vos communes, le code à vousUn délai de conception, et un contenu à fournir ou à faire rédiger
Refonte d'un site existantUn site remis à niveau sans repartir de zéroUn travail de reprise invisible : redirections, contenu, référencement acquis
Boutique en ligneLa vente directe, le paiement et la gestion du catalogueUne complexité supérieure, et une charge de gestion permanente

Les cinq choses qui font varier le prix.

La rédaction du contenu. C'est le premier poste caché. Un devis d'entrée de gamme suppose presque toujours que vous fournissez les textes. Les écrire vous prendra plusieurs jours, et c'est le contenu manquant qui retarde la majorité des projets, jamais le développement.

Le référencement local, intégré ou ajouté après. Posé dès la conception, il ne coûte presque rien de plus. Rattrapé six mois plus tard, il implique de reprendre la structure, les titres et parfois les URLs.

Le sur-mesure ou le modèle. Un thème acheté et adapté coûte moins cher à produire. Il ressemble aussi à des centaines d'autres sites, ce qui se voit sur un métier où la confiance se joue à l'apparence.

Le nombre de pages qui comptent. Une page par prestation et une page par commune d'intervention font plus pour la visibilité qu'une page d'accueil surchargée. Chacune demande du contenu propre.

Ce qui se passe après la mise en ligne. Hébergement, nom de domaine, mises à jour, modifications. Demandez systématiquement le coût annuel une fois le site livré, pas seulement le prix de départ.

Demander un devis
pour un site internet.

Un devis sert à comparer, pas à recevoir un chiffre. S'il tient en une ligne et un montant, il ne vous apprend rien sur ce que vous achetez.

Ce qu'un devis sérieux contient. Le nombre de pages et lesquelles, qui rédige les textes, si le référencement local est posé à la conception, qui détient le nom de domaine et l'hébergement, le coût annuel une fois le site livré, et le calendrier. Ces six lignes suffisent à départager deux propositions que le seul montant rendrait comparables à tort.

Un devis qui ne dit pas qui rédige. Si la rédaction des textes n'est pas mentionnée, elle est à votre charge. Faites-la chiffrer à part : c'est la seule façon de comparer deux propositions à égalité.

Ce qu'il faut fournir pour en obtenir un. Vos prestations, vos communes d'intervention, ce que vous avez déjà en ligne, et le type de demande que vous voulez recevoir. Quatre informations, quinze minutes au téléphone. Personne n'a besoin de vos textes ni de vos photos à ce stade.

Ce que ça donne chez nous. Vous recevez un devis ferme et détaillé après un échange de 30 minutes. Il ne bouge plus ensuite, et il précise le coût annuel après livraison.

Vous signez un bon de commande avant le démarrage, qui protège les deux côtés, et vous ne réglez rien avant que le site soit en ligne et validé par vous. Si vous êtes artisan du bâtiment, la page métier détaille ce qui change dans la structure du site.

Un site internet
sans abonnement.

Sans abonnement veut dire que le site est à vous, pas loué. Vous réglez une fois, vous recevez les fichiers source, le nom de domaine et l'hébergement sont à votre nom. Vous changez de prestataire quand vous voulez, ou vous n'en prenez plus. Rien ne s'éteint si vous arrêtez de payer, parce qu'il n'y a rien à arrêter.

Il reste deux dépenses annuelles, et elles ne sont pas un abonnement. Le nom de domaine et l'hébergement, que vous payez à leurs fournisseurs, pas à une agence. Les montants se comparent en ligne en deux minutes. Demandez-les avant de signer : ils manquent dans la plupart des devis.

Ce qu'une formule mensuelle vous laisse à la fin. Multipliez la mensualité par la durée d'engagement, souvent 36 ou 48 mois, et comparez ce total à un achat unique. Puis posez la question qui compte : au terme du contrat, que gardez-vous ?

Dans une formule de location, la réponse est le nom de domaine, parfois, et rien d'autre. Ni le code, ni le contenu, ni les positions acquises sur Google.

Les trois questions à poser avant de signer, quel que soit le prestataire. Qui détient le nom de domaine ? Qui détient le code et les fichiers source ? Que se passe-t-il si j'arrête ?

Une réponse floue sur l'une des trois est une réponse.

Questions fréquentes.

Qu'est-ce qui fait varier le prix pour un artisan ?

Principalement trois choses : le nombre de prestations et de communes qui méritent leur page, le fait que la rédaction soit incluse ou laissée à votre charge, et le référencement local posé dès la conception ou rattrapé après coup. Une formule à abonnement paraît plus accessible chaque mois, mais se compare sur la durée totale d'engagement, pas sur la mensualité.

Un site très bon marché, est-ce possible ?

Oui, et il s'agira d'un modèle générique dans lequel vos textes et vos photos sont insérés. Cela peut suffire pour exister en ligne. Cela ne suffit pas pour être trouvé sur les recherches de votre métier dans votre ville, ni pour convaincre un visiteur de vous appeler plutôt qu'un concurrent dont le site montre le travail.

Faut-il payer un acompte ?

C'est l'usage dans la profession, mais ce n'est pas une obligation. Chez Essoria, vous ne réglez rien avant la mise en ligne : vous validez le site, il part en ligne, vous payez ensuite. Le risque reste du côté de l'agence.

Que paie-t-on chaque année après la livraison ?

Sur un site sur mesure sans abonnement, trois postes seulement : le nom de domaine, l'hébergement, et les modifications que vous demandez ponctuellement. Les deux premiers sont modestes et se comparent facilement d'un prestataire à l'autre. Demandez systématiquement ce coût annuel avant de signer, il est souvent absent des devis.

Une refonte coûte-t-elle moins cher qu'une création ?

Pas nécessairement, et c'est contre-intuitif. Une refonte demande un travail que la création n'a pas : reprendre le contenu qui mérite d'être gardé, poser les redirections vers les nouvelles adresses et préserver le référencement déjà acquis. Une refonte bâclée fait perdre des positions gagnées sur plusieurs années.

Page mise à jour le , rédigée par Nathan Jean-Bart, fondateur d'Essoria.

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